Qu’est-ce que le programme « French IoT » ?

French IoT est une initiative du groupe La Poste destinée à soutenir l’innovation dans l’Internet des Objets. Le programme vise à promouvoir l’excellence française de l’IoT en associant divers acteurs économiques (startups innovantes, PME, grands groupes et organisations territoriales).

Il y a aujourd’hui sur la planète près de 15 milliards d’objets connectés. Ce chiffre devrait être multiplié par 5 d’ici 2020. Ce boom du web des objets change considérablement les usages mais aussi les modèles économiques dans le monde, poussant ainsi à créer les nouveaux métiers de demain. Ce bouleversement a vite été compris par La Poste qui a fondé en 2015 un Hub Numérique pour faire émerger ces nouveaux virtuoses de l’objet connecté.

Un tremplin pour l’entrepreunariat, l’innovation et l’international

Le programme French IoT s’inscrit dans une démarche de tremplin pour l’entrepreunariat et l’innovation. Il consiste à identifier par le biais de concours organisés dans tout le territoire national les jeunes pousses françaises les plus prometteuses, pour finalement les accompagner dans leur développement jusqu’à leur faciliter l’accès à une vitrine internationale.

C’est notamment le cas lorsque La Poste, appuyée par d’autres grands groupes partenaires comme Boulanger, BNP Paribas Real Estate, Malakoff Médéric ou encore Derichebourg Multiservices, a organisé en Janvier 2016 une participation collective au fameux CES de Las Vegas, le plus important salon mondial consacré à l’innovation high-tech. 15 startups ont pu ainsi participer à ce rendez-vous incontournable et présenter leurs meilleures inventions dans l’IoT – N’hésitez pas à relire notre article sur l’édition 2016 du CES Las Vegas.

Les lauréats « French IoT 2016 »

Le Concours French IoT 2016 a pris fin récemment, avec la sélection de 16 nouveaux lauréats qui auront la chance de participer au prochain CES à Las Vegas (5-8 Janvier 2017) :

  • MyxyPod : la première enceinte multiroom et domotique contrôlée par la voix par Myxyty,
  • Sensifall : le sol électronique sensible connecté détecteur de chute par ABCD Innovation,
  • SpinalCom : la solution intelligente de gestion des incendies dans le smart building,
  • Ween : le thermostat intelligent Life Responsive,
  • Axelife : le bracelet connecté qui sauve des vies en détectant les dysfonctionnements cardiaques,
  • Viktor : le coussin intelligent destiné aux personnes en perte d’autonomie par Fingertips,
  • Life Plus : la solution santé pour le maintien à domicile et le suivi des maladies chroniques,
  • Meyko : le compagnon connecté et ludique qui prend soin des enfants asthmatiques,
  • Biotraq : la traçabilité-qualité à base d’IoT pour limiter le gaspillage des denrées périssables,
  • Catspad : la solution connectée qui prend soin de nos amis les chats,
  • ICARE Technologies : le dispositif d’identification personnel, universel et autonome,
  • my Jomo : le badge connecté personnalisable en temps réel,
  • TwinswHeel : le droïde autonome disruptif, livreur de colis en zones urbaines,
  • Axible : le cube connecté multifonctions pour un service interactif et à la carte,
  • Mapwize : la solution de cartographie indoor pour guider les visiteurs à l’intérieur des bâtiments,
  • Silent Space : le dispositif nomade de masquage sonore dédié à l’amélioration du confort acoustique et du bien-être au travail par Orféa Acoustique.

HIRAMYS aux premières loges des nouveaux métiers de demain

Le cabinet Wagepoint annonce que « 60% des métiers exercés en 2030 n’existent pas encore actuellement ». Cette mutation attendue est fortement initiée par l’émergence de ces entrepreneurs dans l’IoT qui bousculent notre quotidien.

HIRAMYS a la chance d’être aux premières loges de cette révolution digitale en accompagnant dans leur développement commercial un certain nombre d’acteurs professionnels innovants du web, de l’IoT, de la transition digitale et de l’innovation collaborative. Toutes ces entreprises contribuent à l’émergence de nouveaux usages mais aussi de nouveaux métiers auxquels les entreprises françaises vont devoir s’adapter afin de ne pas rater ce train de l’innovation.

Pour tout savoir sur le programme et le concours « French IoT » : Concours-french-iot.laposte.fr

Michel Grujicic

Paris, nouvel eldorado des startups ?

Capitale de la France, mais aussi troisième ville économique la plus influente au monde, Paris se doit d’avoir une réelle attractivité dans tous les domaines. Pour cela elle n’hésite pas à se réinventer dans le but de devenir la première ville mondiale économique et technologique. Parmi divers chantiers, Paris a donc pris le pari de miser sur les startups, ces entreprises innovantes qui regorgent d’innovations, en mettant notamment à leur disposition des incubateurs destinés à les aider dans leur développement.

De plus en plus de startups s’installent à Paris

Pour cause : plus d’1 milliard d’euros a été investi dans l’innovation et la recherche entre 2008 et 2014, ce qui a permis d’aboutir à une concentration inédite de chercheurs, d’étudiants, de lieux innovants et de projets d’entreprises. Déjà 100 000 mètres carrés sont dédiés à l’hébergement de startups parisiennes et de nouveaux lieux émergent tous les jours.

En plus de cela, de nombreuses aides sont mises à disposition pour ces jeunes entreprises innovantes afin qu’elles puissent se développer dans les meilleures conditions. Entre des subventions accordées aux porteurs de projets innovants, de l’hébergement ou de l’accompagnement, les startups d’aujourd’hui ont tout pour émerger rapidement.

Paris veut donc se monter la plus attractive possible en terme de création d’entreprises et donc de création d’emplois. Dans un contexte économique délicat ces dernières années, la France compte sur ce projet pour contribuer à une relance économique du pays.

Grâce à ce nouveau vivier de startups implantées au cœur de la capitale, cela redonnerait une réelle impulsion qui pourrait être bénéfique afin de favoriser une dynamique économique nationale, mais aussi internationale.

De plus en plus de personnes étrangères voulant créer leur startup se lancent dans l’aventure parisienne qui, à leurs yeux, présente les conditions nécessaires pour un développement rapide et efficace. Tel est l’objectif du label Métropole French Tech, de faire de la France entière un vaste accélérateur de startups, tout en promouvant le savoir-technologique français à l’étranger.

Les principaux incubateurs de startups à Paris

Un incubateur d’entreprises est une structure d’accompagnement de projets de création d’entreprises. Il apporte un appui en termes d’hébergement, de conseil et de financement, lors des premières étapes de la vie de l’entreprise.

Voici une liste des principaux incubateurs parisiens qui accueillent de nombreuses startups dans leurs enceintes :

L’objectif de ces incubateurs est très simple : favoriser l’expansion des « jeunes pousses » en vue de faire de Paris la principale ville mondiale du numérique.

Le profil type du « startuper » parisien :

79 % des créateurs de startups sont des hommes, contre 21% de femmes. La fondation d’une startup est majoritairement opérée à 46% par deux fondateurs, 24% par trois et 20% par un seul. Parmi tous ces fondateurs, 83% ont en poche un master, 8% une licence, 6% un diplôme divers et enfin 3% un doctorat. On remarque donc que nos chers fondateurs ont un parcours scolaire avancé mais que cela reste néanmoins accessible à toute personne pouvoir créer sa propre startup.

Les jeunes, freinés par le risque de créer leur startup ?

Une récente étude de février 2016 conduite par l’Agence Pour la Création d’Entreprises (bientôt Agence France Entrepreneur) montre que 25% des jeunes de moins de 30 ans indiquent ne pas envisager la création d’entreprise comme une possibilité pour leur avenir. Ils avancent la peur de l’échec comme l’un des principaux freins. Un chiffre qui corrobore celui du dernier baromètre Moovjee/CIC/APCE dans lequel 86% des jeunes lycéens et étudiants interrogés estimaient que le risque lié à la crise reste un frein majeur à la création d’entreprise.

En effet, les jeunes étudiants sont quelque peu pessimistes à l’idée de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale sans avoir de recours en cas d’échec. A cet âge, il est déjà difficile pour ces derniers d’avoir un capital propre. De plus, même en ayant fait de nombreuses études, les entreprises ne garantissent pas de postes du fait que les jeunes ne soient pas assez expérimentés, ou bien que leur prix sur le marché du travail soit trop important pour être embauchés.

Ainsi, d’un point de vue interne, cela est mal perçu qu’une personne ayant terminé son cursus scolaire bénéficie d’un salaire équivalent ou plus important qu’un salarié ayant une forte ancienneté au sein de l’entreprise.

La question de l’insuccès reste donc tout à fait légitime pour ces étudiants.

Quel avenir pour ces startups ?

Ce nouveau vivier à Paris se pose sur un marché très concurrentiel. Londres et Berlin, sont deux spots avancés en termes d’incubateurs de startups en Europe et sont donc difficilement détrônables pour le moment. C’est pour cette raison que la capitale développe depuis quelques années tous ces espaces dédiés au lancement de nos futures entreprises.

Aujourd’hui, les grandes sociétés ne peuvent plus prendre à leur charge toutes les étapes de conception d’un produit. Leur métier est d’optimiser les processus de fabrication et ce fonctionnement ne favorise pas toujours l’émergence d’idées nouvelles et l’innovation. Alors pour cela elles prennent des raccourcis et font appel aux startups.

En effet, grâce à une technologie revisitée au quotidien et des startups toujours plus innovantes, on remarque par exemple de nombreux lancements de services banquiers ces dernières années.
En revanche, cette prise de conscience est toute récente car cela fait à peine trois ans que les entreprises françaises ont admis l’idée qu’elles devaient faire appel à des petites structures externes.

Mais de nombreuses entreprises ont encore du mal à se développer. La cause ? Certainement une mauvaise gestion des principaux pôles dès leur création (finance, innovation, clients, partenaires, production, distribution etc.). C’est alors que des grands groupes européens préfèrent racheter ces startups en difficulté à des montants difficilement refusables.

Le prix de l’immobilier est également un facteur important à prendre en compte car il différencie selon la zone géographique d’implantation de la future entreprise. Il peut donc devenir très élevé et inaccessible pour certaines.

C’est donc pour ces raisons, que la société HIRAMYS n’hésite pas mettre à disposition de startups son savoir-faire en développement commercial, en les aidant dans leur quête de leurs premiers clients, si importants pour la croissance de leur activité.

Kévin Chaussin